Aquajogging

L'aquajogging consiste à reproduire la foulée de la course à pied en eau profonde, sans que les pieds touchent jamais le fond. Une ceinture de flottaison maintient le buste en position verticale, la tête hors de l'eau. L'impact au sol disparaît complètement, alors que le geste, lui, reste celui de la course.

Usage en rééducation

C'est de là que vient la méthode. Un coureur blessé, fracture de fatigue, périostite, tendinopathie, peut entretenir sa condition pendant plusieurs semaines sans solliciter la zone lésée. Les études menées sur des coureurs entraînés montrent un maintien de la consommation maximale d'oxygène sur des périodes de quatre à six semaines de substitution complète. Le retour au sol reste ensuite progressif, l'appareil tendineux n'ayant pas été sollicité.

Technique

Trois erreurs reviennent constamment. Le buste s'incline vers l'avant et la séance devient une nage désordonnée : il doit rester vertical, légèrement penché, regard à l'horizontale. Les bras pagaient au lieu d'accompagner : ils gardent le mouvement de la course, coudes fléchis, mains fermées sans crispation. Enfin la cadence s'effondre, l'eau freinant le retour de jambe ; elle reste naturellement inférieure à celle de la course au sol, mais doit être tenue volontairement, sinon la séance perd tout intérêt.

Matériel

La ceinture de flottaison est le seul équipement indispensable, et elle se choisit selon la corpulence : trop portante, elle sort le buste de l'eau et fausse la position. Les manchons de cheville augmentent la résistance pour les pratiquants avancés. Un cardiofréquencemètre étanche reste utile, à condition de savoir que la fréquence cardiaque mesurée en immersion se situe dix à quinze battements en dessous de sa valeur au sol pour un effort équivalent.